Mes découvertes de janvier

Janvier est terminé. Voici mes coups de coeur littéraire, télévisuel et musical de ce premier mois.

Chanson douce de Leïla Slimani (Gallimard) 

C’est au Salon du Livre de Montréal qu eje me suis procurée ce roman gagnant du Prix Goncourt 2016. J’avais commencé la lecture à la fin novembre. Le début était assez dur. J’ai eu besoin de prendre une pause. J’ai finalement replongé dans l’histoire pendant les Fêtes. J’étais incapable de m’arrêter. Une écriture directe et accrocheuse.

Microphone (diffusé sur Télé-Québec / Produit par Zone3)

Cette émission a seulement 4 épisodes, mais j’en aurais pris beaucoup plus. Louis-Jean Cormier et ses musiciens (Alex McMahon, Mathieu Désy et Marc-André Larocque) reçoivent leurs collègues et leurs proposent des réarrangements de certaines de leurs chansons. Ainsi, on découvre des chansons avec une nouvelle couleur, une autre vision. Le tout est ensuite présenté, dans une ambiance très chaleureuse, devant public. J’ai eu un coup de coeur instantané dès la première émission avec Fanny Bloom, Patrice Michaud et Daniel Lavoie. Et j’ai beaucoup ri dans l’épisode avec Vincent Vallières, dans lequel ce dernier donne la frousse à l’hôte (Louis-Jean Cormier) en commentant les arrangements proposés pour la chanson L’amour c’est pas pour les peureux. Autre segment très intéressant : le partage des coups de coeur récents des invités. Les autres artistes à avoir participer à ce projet : Marie-Pierre Arthur, Fred Fortin, Marjo, Yann Perreau, Alex Nevksy, Diane Tell, Dumas, Laurence Jalbert et Karim Ouellet. Les quatre épisodes sont disponibles en webdiffusion.

Popdejam Artistes variés

Cet album est une compilation des meilleurs moments de l’émission Pop de Jam qui était diffusée sur les ondes de MusiquePlus. La maison de disque Simone Records est derrière ce projet. On y retrouve de superbes reprises de chansons de France D’Amour (Animal par Stéphanie Lapointe), de Mitsou (Les Chinois par Claude Bégin), de Jean-Pierre Ferland (Le chat du café des artistes par Philippe Brach), de Laurence Jalbert (Corridor par Antoine Corriveau), de Martine St-Clair (Ce soir l’amour est dans tes yeux par Geoffroy), de Joe Bocan (Repartir à zéro par Peter Henry Phillips), de Luc de Larochelière (Si fragile par Karim Ouellet) et de Pierre Flynn (Sur la route par Philippe B). C’est une compilation originale et qui revisite merveilleusement bien ces chansons. On peut revoir les premiers épisodes ici!

Les chansons de janvier

  • L’itinérant  de Samian – Il a décidé de lancer une nouvelle chanson à tous les mois et de les offrir gratuitement. C’est à son père qu’il a dédié ce premier extrait de son prochain album Le Messager. Une chanson magnifique qui décrit la réalité de l’itinérance.
  • I give you power de Arcade Fire ft Mavis Staples – Le groupe montréalais a décidé de lancé cette nouvelle chanson la journée même où le nouveau Président des États-Unis entrait en fonction officiellement. Un message clair destiné à l’homme qui a chamboulé le monde en se faisant élire à l’automne dernier.
  • Bad Luck de Vincent Vallières – C’est le premier extrait de son prochain album qui sortira en mars prochain.
  • Dangerous de The XX – C’est un extrait tiré de leur troisième album I see you sorti le 13 janvier dernier.
  • À l’envers de Sophie Pelletier – J’avais beaucoup aimé son premier album. Et voilà qu’elle annonce la sortie d’un nouvel opus pour avril. Et cette chanson en est le premier extrait. J’aime beaucoup !

Gainsbourg, pour toujours

Stefie Shock a certainement les traits ressemblants du grand Gainsbourg pour l’attitude et pour le style musical… mais l’hommage rendu lundi soir dernier, le 13 juin, sur la scène Bell était, à mon avis, maladroit et malaisant par moment. Pourtant, les arrangements qu’il a fait des grandes chansons de Gainsbourg, sont magnifiques.

Plusieurs critiques ont adoré ce spectacle spécialement conçu pour les FrancoFolies, afin de célébrer les 25è anniversaire du décès de ce grand artiste. À les lire, je me suis dit que le résultat devait être plus intéressant de leur point de vue (coin médias) que du point de vue de la foule rassemblée derrière le caméraman central… Il faut dire que le spectacle et la mise en scène étaient plus convaincants sur les grands écrans.

J’ai trouvé que les chanteuses s’enchaînaient sans réelle cohésion…Comme si elle ne faisait que passer par là. Enfin, les diverses interprètes arrivaient sur scène, effectuaient leur tour de chant et puis partaient. Certaines sont revenues pour une autre chanson. L’une d’entre elles a osé lancer un “Rebonsoir !” avant d’entamer son 2e duo avec Stefie Shock. Parce que oui, j’avais l’impression que les belles n’avaient pas le droit de parler. Seulement de chanter. Un simple bonsoir peut être apprécié. Ou encore un “merci” pendant les applaudissements.

Pendant certaines interprétations, on avait l’impression d’être dans un karaoké géant, où il ne nous manquait que les paroles défilant sur le grand écran. Apparemment, Stefie Shock avait prévenu qu’il pourrait lire ses notes de temps en temps… Mais lire les paroles pendant les chansons ?! Et la disposition des lutrins avec les feuilles amenaient les interprètes à regarder dans des sens opposés au lieu de regarder l’un vers l’autre. L’effet intimiste des chansons de Gainsbourg n’était pas mis à sa juste valeur.

Parmi les belles de Stefie Shock, quelques-unes avaient participé à l’album sorti il y a quelques mois. Les diverses interprètes de la soirée étaient : Stéphanie Lapointe, Pascale Bussières, Sophie Beaudet (magnifique dans Dépression au-dessus du jardin), Suzy McLelove, Fanny Bloom (une des meilleures de la soirée), Gaële, Valérie Carpentier (qui semble avoir été celle qui a le plus charmé l’audience),  Sonia Cordeau, Anne-Elizabeth Bossé, Laurence Nerbonne, Justine Laberge (épatante dans Laisser tomber les filles et Tandem) et Caroline Dhavernas (que je n’ai pu entendre car j’ai quitté avant la fin).

Au moment où j’ai décidé de quitter l’endroit, le chanteur invitait Sonia Cordeau (Les Appendices) a le rejoindre sur scène. Je me suis arrêtée devant un écran géant à la sortie pour voir ce qu’ils allaient chanter. Malaise. Le duo allait interpréter Bonnie & Clyde. Mais avant de commencer, Stefie Shock précise que le tout est une mise en scène et il en profite pour envoyer ses pensées aux habitants de Orlando. Et on entend, comme effet sonore, des coups de feu, pour bien recréer la manière qu’ont perdu la vie les légendes. Et commence cette mise en scène, où les deux interprètes sont couchés sur un tapis rouge, abattus, mais chantants… Les effets sonores auraient pu prendre le bord, le numéro aurait quand même fait effet. Couchés par terre, quand les spectateurs regardent directement sur la scène, l’effet est nul. Peut-être que de la vue des médias, ceci était magnifique, mais de mon point de vue, non. Déjà, sur l’écran géant, ça passait mieux… mais encore…

Bref, bien que j’aime l’œuvre de Gainsbourg et les arrangements qu’en a fait Stefie Shock, j’ai gardé un goût amer de ce spectacle. Mes coups de cœur de la soirée : Stéphanie Lapointe,  Fanny Bloom, Sophie Beaudet et Justine Laberge.

JONATHAN PAINCHAUD ET SON ROCK

Un peu plus tôt, j’ai assisté au spectacle de Jonathan Painchaud qui avait lieu sur la scène Ford. C’était tout un show et c’est avec ça que j’aurais terminé ma soirée musicale lundi soir dernier. L’auteur-compositeur a offert plusieurs de ses grands succès dont Pousse pousse, Si t’es vivant, Les vieux chums et ses plus récents Belle infirmière et Les héros. C’est surtout les chansons qui composent son dernier opus, La tête haute, sorti plus tôt cette année que le chanteur a interprété, accompagné de ses musiciens. Certainement un artiste que je voudrai revoir en spectacle dans le futur !