Artiste et sociofinancement

Plusieurs artistes vont se tourner vers le sociofinancement pour les aider à produire un album, que ce soit un EP ou un LP. Au Québec, quelques artistes ont eu ce recours, tels que Cherry Chérie et François Lachance. En fait, il suffit de faire le tour  des plateformes pour constater l’engouement de cette nouvelle manière d’encourager des artistes et des organismes culturels et sportifs (Indiegogo, Haricot et Kiss Kiss Bank Bank). Ce n’est pas nouveau bref !

Annie Villeneuve, qui a déjà 4 albums enregistrés depuis son passage à la célèbre Star Académie en 2003, a lancé sa campagne sur le site La Ruche; site de sociofinancement pour lequel elle est l’ambassadrice. Une tôlée de commentaires a déferlé sur Internet. Certains internautes se sont emballés, déversant leur commentaires négatifs sur la page de présentation de son projet. D’autres l’encourage dans ce nouveau projet d’album. Au moment d’écrire ceci, la chanteuse avait atteint 45% de son objectif (soit un peu plus de 27 000$ d’amassés sur les 60 000$ souhaités).

Réactions du milieu
La comédienne et chanteuse Annie Dufresne s’est d’ailleurs un peu moqué du vidéo de présentation du projet. Je suis en partie d’accord avec elle. Je ne comprends pas la récente mode de nos chanteuses de se garrocher à Nashville pour enregistrer leurs albums. Je sais que cette ville américaine est considérée comme un incontournable pour grands nombres de musiciens. On la surnomme la Mecque du country. Brigitte Boisjoli y est allée pour enregistrer son album hommage à Patsy Cline. Et récemment, Marie-Mai y a commencé l’enregistrement de son nouvel album. Annie Villeneuve ne fait que suivre cette mode de vouloir s’imprégner de la ville country pour son futur opus.

Les Justiciers Masqués ont aussi ridiculisés la chose en tweetant certaines paroles d’un des plus grands succès radiophoniques d’Annie Villeneuve. De son côté, Louis T a indiqué que ceux qui chialent sur cette campagne de sociofinancement auraient mieux à faire de leur vie.

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Source : Twitter

Hier, le 18 novembre, la chanteuse Ariane Zita a lancé elle-même un sociofinancement pour pouvoir participer au sociofinancement d’Annie Villeneuve pour devenir choriste sur ledit album. Ariane voulait obtenir une première partie d’un des spectacles pour 500$, mais ceux-ci avaient tous été réclamé par quelqu’un d’autre. Et elle a atteint son objectif en moins de 24 heures. Je lui souhaite de réussir à enregistrer avec l’interprète de Tomber à l’eau, Le sais-tu ? et Rien de mieux à faire. 

Le problème selon moi
Le financement participatif existe depuis quelques années maintenant, mais il est encore méconnu du grand public visiblement, si on se fit à la moitié des commentaires des internautes. Personne n’est obligé de contribué. Qui veut bien le faire, le fait, en échange d’une récompense allant d’un simple remerciement à une prestation VIP chez soi, en passant par la réception de l’album avant tout le monde, d’un album autographié ou des billets pour le lancement. J’en ai vu et j’ai contribué à certains financement du genre.

La majorité des campagnes de sociofinancement que j’ai vue était faite par des artistes qui n’ont pas d’agents, pas de maisons de disque derrière eux, etc. Ils autoproduisent leur album, de A à Z, de la pré-production à la post-production. Ici, Annie Villeneuve est toujours avec Musicor et elle a toute une équipe derrière elle (attaché de presse et agent de spectacle). C’est là, la principale chose qui me titille. Je comprends le système des subventions du gouvernement et tout le tralala. Probablement qu’elle est la première d’une longue liste d’artistes déjà établis qui auront recours à ce type de financement. Qui sait ?

Les forfaits
Je ne comprends pas encore le premier forfait qui offre la possibilité d’avoir une performance musicale exclusive (mariage, party, etc.) a un montant indéterminé. Sur le site, il est à 1$, car elle était obligée de mettre un montant. Mais le coût de cette offre peut varier d’une demande à l’autre. Pourquoi ne pas avoir mis un gros montant pour cette “récompense” !? Beaucoup plus simple à gérer.

Ensuite, celle à 20$, qui donne la chance aux participants de peut-être accompagner la chanteuse à l’ADISQ 2017 (en plus d’avoir leur nom dans les remerciements de l’album). C’est écrit de contribuer plusieurs fois pour maximiser ses chances de gagner… J’ai un petit malaise avec ça. Elle devrait offrir quelque chose d’autre comme la copie numérique de l’album. Personnellement, quand je paye pour encourager un artiste dans son projet, je veux m’assurer que j’ai quelque chose de concret en retour. Pas juste mon nom d’imprimer dans une pochette d’album… Pour l’accompagnement à l’ADISQ, j’aurais mis 1 contribution possible avec un montant plus élevé aussi. C’est à partir du 30$ que les récompenses commencent à avoir du sens, et c’est probablement ce montant que je donnerais si je voulais contribuer à son financement participatif.

Oh ! Et à la question Comment justifiez-vous le montant demandé ?, elle a seulement inscrit : “J’ai fait un budget”. Me voilà convaincue ! (sarcasme) Ça aurait juste été intéressant qu’elle indique ce qu’implique les frais pour enregistrer son album là-bas (réalisateur, location de studio, technicien de son, musiciens, etc), sans nécessairement indiquer les montants.

Ceci étant dit, je lui souhaite de réussir à aller enregistrer son album à Nashville, si c’est ce qu’elle souhaite (même si je pense qu’elle pourrait obtenir la vibe country dans bien des villes et villages du Québec), que ce soit avec cette campagne de financement participatif ou non. En attendant de voir si elle réussira à obtenir son 60 000$, je vais écouter sa chanson C’est ça la vie (parce que j’aime bien le résultat).

 

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Des histoires vraies

 

François Lachance a lancé son deuxième album lundi dernier (le 3 octobre) dans une salle comble au National. Le public présent a découvert quelques titres qui composent ce nouvel opus produit grâce à une campagne de socio-financement lancée sur la plateforme Kickstarter par l’auteur-compositeur-interprète en mai dernier. L’objectif de départ a été atteint et l’album a pu sortir.

Il y a quelques années, dans le temps de son passage à la célèbre Star Académie, le comparatif avec un de ses prédecesseurs était là, pour ses textes et pour son style. Quatre ans plus tard, on ne peut que constater que François Lachance a trouvé son style, sa voix.

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Histoires vraies est un album qui dévoile l’étendue de son registre vocal notamment avec la chanson Crazy (Cette vie) qu’il a interprété au lancement. Une chanson dynamique et accrocheuse qui fait partie de mes coups de coeur. J’ai aimé la version sur scène et j’aime la version sur disque.

La chanson Tu tournes dans ma tête  qui a été le premier extrait dévoilé au courant de l’été est une chanson qui reste dans la tête. Un bon ver d’oreille qui se retrouve aussi dans mes coups de coeur de l’album.

On retrouve une petite touche ‘blues’ dans les arrangements et dans la mélodie  des chansons L’être inaccessible et Au coin de la rue. Deux magnifiques chansons mélancoliques qui vont sûrement jouer en boucle dans mes oreilles dans les prochaines semaines.

Lors du lancement, il a expliqué avoir écrit La lettre à la suite d’un suicide de quelqu’un de proche. Un sujet difficile à aborder mais qui est approché d’une belle façon dans cettte chanson.

Alma : François Lachance a été choisi pour créer et interpréter la chanson thème des festivités du 150e anniversaire d’Alma, sa ville natale. C’est une belle chanson hommage à cette ville.

Histoires vraies est un album pop qui promet de faire son chemin dans les radios avec plusieurs titres prometteurs. Et il risque de faire son chemin sur les scènes du Québec aussi, car pour avoir vu le résultat sur scène lors du lancement, je sens que ça va donner un bon show sur scène aussi.

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Le lancement
Au lancement, c’est Bryan Audet qui a présenté le chanteur sur scène. Une belle présentation qui témoignait de la grande amitié qu’a développé les deux lors de leur passage à Star Académie.

Outre Bryan Audet, quelques autres ex-académiciens étaient venus encourager leur comparse, dont Mike Lee, Andréanne A Malette, Jean-Marc Couture, Sophie Pelletier, Simon Morin, Rich Ly et Maxime Proulx.

Vous pouvez voir un aperçu du lancement sur sa chaîne YouTube.

Facebook : @FrançoisLachanceOfficiel
Twitter : @lechence
Instagram : @lechence