Paul à Québec : de bande-dessinée à long-métrage

affiche du film

affiche du film

Sérieusement, quel beau film qu’est Paul à Québec. Gilbert Sicotte est tout simplement criant de vérité dans son rôle. François Létourneau parfait dans le rôle de Paul. La musique de Benoit Charest est excellente. Michel Rivard signe une chanson magnifique. La réalisation de François Bouvier est superbe. Et, et… J’ai pleuré.

Confession du mardi soir : je ne pleure jamais au cinéma, même si le film m’écorche les trippes, me fait virer le coeur à l’envers… ben je ne pleure pas…j’ai le motton, les yeux commencent à se remplir, mais non… Mon orgueuil me dit de reprendre sur moi puis d’attendre d’être chez nous pour pleurer devant la beauté d’une histoire, d’un film, d’une musique. Le seul hic, c’est que rendu chez nous, et bien, je n’ai plus le goût de pleurer… Mon cerveau a fait le ménage dans mes émotions… Par contre, quand je les écoute chez nous, là, je peux pleurer en titi. Je sais… J’ai un problème. Je ne suis pas capable de pleurer en public. Même dans une salle obscure de cinéma. L’orgueuil. J’essaye de régler ça.

Bref, je remercie Karine Vanasse qui a eu l’excellente idée de faire de la bande-dessinée de Michel Rabagliati un film. J’espère qu’il y en aura d’autres. En attendant, je vais sûrement commencer à les lire ! (Je suis un peu en retard là-dessus)

Bravo aussi pour le belle distribution d’acteurs. Outre Gilbert Sicotte et François Létourneau, on retrouve, Louise Portal, Julie Le Breton, Brigitte Lafleur, Myriam LeBlanc, Mathieu Quesnel, Julien Poulin, Patrice Robitaille, Bobby Beshro et la jeune Shanti Corbeil-Gauvreau.

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S’évader pour mieux se retrouver

La bande-annonce promettait. J’avais hâte de découvrir le nouveau long-métrage de Sophie Deraspe, Les Loups. C’est chose faite. Je reviens du cinéma.

Les Loups

Affiche du film

Les images montrant les merveilleuses Îles-de-la-Madeleine en pleine saison de chasse aux loups de mer sont splendides. Je regardais les plans larges du fleuve, de la plage, des vagues et j’ai tout de suite eu envie d’y aller. Vraiment, la réalisatrice réussit à nous vendre cette région du Québec.

J’aime beaucoup Évelyne Brochu comme actrice. Par contre, je ne sais pas si c’est vraiment son meilleur rôle. Peut-être que ces trop nombreux silences et non-dits m’ont agacé au point de ne pas apprécier son jeu…

La distribution comptait aussi Louise Portal qui est excellente dans son rôle de mère protectrice de sa famille et qui soupçonne la nouvelle venue d’être là pour de mauvaises intentions. Et j’ai eu plaisir à découvrir l’acteur français Augustin Legrand et la madelinienne Cindy-Mae Arsenault. On retrouve aussi Gilbert Sicotte, Benoît Gouin, Stéphane Gagnon, Martin Dubreuil et  Patrice Bissonnette.(J’étais d’ailleurs contente de revoir ce dernier, qu’on n’avait pas vu depuis longtemps.)

Âmes sensibles s’abstenir

Certaines images présentées par la réalisatrice sont crues et violentes. On peut voir un peu trop bien la façon dont les phoques sont assommés et écorchés. Il y a du sang. Heureusement, il y a seulement quelques scènes qui nous montrent la technique de chasse utilisée… mais c’est suffisant pour nous marquer. La qualité de l’image pourrait nous faire croire qu’on regarde un documentaire.

Le scénario

Pour moi, c’est ici le maillon faible de ce long-métrage de Deraspe. Je veux bien croire que le personnage d’Elie (Évelyne Brochu) est en recherche d’elle-même, de ses origines ; qu’elle est en réflexion suite à un événement (on comprend de quoi il s’agit grâce à une question de sa mère pendant un appel téléphonique.)… Je trouve juste triste qu’elle ne soit pas capable de le dire.  J’aurais aimé qu’elle le dise de vive voix un moment donné le pourquoi elle se retrouve là-bas. (Elle donne une raison à un moment donné, mais elle n’explique pas pourquoi elle fait cette quête maintenant.) Il y a des silences qu’on aime dans les films… Dans celui-ci, il y a en avait trop. Ça devenait lourd. Pour moi, le scénario tombait à plat. Et la fin, elle aurait dû se faire 2-3 scènes plus tôt. Pour moi, mon appréciation d’un film se fait souvent avec la dernière demi-heure. Si tu me perds à quelque part là-dedans, j’oublie le reste du film… C’est le cas ici. La fin, tout en silence, tellement lourd, vient gâcher le reste.

Mon verdict (et c’est rare que je dis ça) mais je ne recommande pas vraiment d’aller le voir au cinéma… Oui, la qualité et la beauté des images est impressionnante et méritent un visionnement sur grand écran. Oui, les acteurs sont excellents. Mais pour le scénario, ça ne vaut pas la peine.