S’évader pour mieux se retrouver

La bande-annonce promettait. J’avais hâte de découvrir le nouveau long-métrage de Sophie Deraspe, Les Loups. C’est chose faite. Je reviens du cinéma.

Les Loups

Affiche du film

Les images montrant les merveilleuses Îles-de-la-Madeleine en pleine saison de chasse aux loups de mer sont splendides. Je regardais les plans larges du fleuve, de la plage, des vagues et j’ai tout de suite eu envie d’y aller. Vraiment, la réalisatrice réussit à nous vendre cette région du Québec.

J’aime beaucoup Évelyne Brochu comme actrice. Par contre, je ne sais pas si c’est vraiment son meilleur rôle. Peut-être que ces trop nombreux silences et non-dits m’ont agacé au point de ne pas apprécier son jeu…

La distribution comptait aussi Louise Portal qui est excellente dans son rôle de mère protectrice de sa famille et qui soupçonne la nouvelle venue d’être là pour de mauvaises intentions. Et j’ai eu plaisir à découvrir l’acteur français Augustin Legrand et la madelinienne Cindy-Mae Arsenault. On retrouve aussi Gilbert Sicotte, Benoît Gouin, Stéphane Gagnon, Martin Dubreuil et  Patrice Bissonnette.(J’étais d’ailleurs contente de revoir ce dernier, qu’on n’avait pas vu depuis longtemps.)

Âmes sensibles s’abstenir

Certaines images présentées par la réalisatrice sont crues et violentes. On peut voir un peu trop bien la façon dont les phoques sont assommés et écorchés. Il y a du sang. Heureusement, il y a seulement quelques scènes qui nous montrent la technique de chasse utilisée… mais c’est suffisant pour nous marquer. La qualité de l’image pourrait nous faire croire qu’on regarde un documentaire.

Le scénario

Pour moi, c’est ici le maillon faible de ce long-métrage de Deraspe. Je veux bien croire que le personnage d’Elie (Évelyne Brochu) est en recherche d’elle-même, de ses origines ; qu’elle est en réflexion suite à un événement (on comprend de quoi il s’agit grâce à une question de sa mère pendant un appel téléphonique.)… Je trouve juste triste qu’elle ne soit pas capable de le dire.  J’aurais aimé qu’elle le dise de vive voix un moment donné le pourquoi elle se retrouve là-bas. (Elle donne une raison à un moment donné, mais elle n’explique pas pourquoi elle fait cette quête maintenant.) Il y a des silences qu’on aime dans les films… Dans celui-ci, il y a en avait trop. Ça devenait lourd. Pour moi, le scénario tombait à plat. Et la fin, elle aurait dû se faire 2-3 scènes plus tôt. Pour moi, mon appréciation d’un film se fait souvent avec la dernière demi-heure. Si tu me perds à quelque part là-dedans, j’oublie le reste du film… C’est le cas ici. La fin, tout en silence, tellement lourd, vient gâcher le reste.

Mon verdict (et c’est rare que je dis ça) mais je ne recommande pas vraiment d’aller le voir au cinéma… Oui, la qualité et la beauté des images est impressionnante et méritent un visionnement sur grand écran. Oui, les acteurs sont excellents. Mais pour le scénario, ça ne vaut pas la peine.

Films en rafale

 

Quoi de  plus plaisant que de s’offrir une journée pendant cette longue fin de semaine pour ne rien faire d’autres que d’écouter des films. C’est ce que j’ai fait hier, question de me changer les idées avant de m’attaquer à l’étude pour mes examens finaux. En l’espace de 24 heures, je me suis permise de visionner cinq films (et demi). J’aime bien m’offrir ce genre de journée, 1 ou 2 fois par année. Ca me permet d’écouter des œuvres cinématographiques qui se retrouvaient dans ma liste “à écouter” ou tout simplement de revoir un coup de cœur.

affiche du film Inch'Allah

Le premier film que j’ai écouté : Inch’Allah, sorti en 2012. C’est le deuxième long-métrage de fiction d’Anaïs Barbeau-Lavalette qui met en vedette l’excellente Evelyne Brochu ainsi que Sabrina Ouazani, Sivan Levy et Yousef ‘Joe’ Sweid. L’histoire se déroule dans la région de la Csijordanie où un conflit israelo-palestinien prend place. On suit Chloé, une obstétricienne québécoise qui doit, chaque jour, traverser des “checkpoints” aller travailler dans la clinique du côté palestinien et retourner chez elle. Elle vit la guerre et rencontre ceux qui la vivent. Elle se lie d’amitié avec une jeune palestinienne enceinte (Sabrina Ouazani) et d’une soldate israëlienne (Sivan Levy). J’ai trouvé le film tellement bien réalisé et écrit. Il nous amène dans une réalité du Proche-Orient qui encore récemment, a fait les manchettes. Un coup de cœur pour ce film, mais pour la réalisatrice également. C’est certainement un film que je recommande !

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J’aime bien le cinéma français, surtout pour ses comédies. Et un de mes acteurs préférés des dernières années, c’est Romain Duris (L’auberge espagnole, Les poupées russes, Casse-tête chinois, L’arnacoeur). J’ai donc décidé d’écouter le film Populaire de Régis Roinsard dans lequel Duris partage la vedette avec Déborah François, Bérénice Bejo et Shaun Banson. On nous plonge à l’aube des années ’60 alors que les femmes modernes veulent intégrer le marché du travail. Le film se transporte davantage dans l’univers dans les compétitions de vitesse dactylographique. On a l’impression d’y voir de véritables “rock star” et les sources d’inspiration pour les jeunes femmes. C’est peut-être amplement exagéré, mais ca réussit bien pour ce genre de film. C’est une comédie romantique comme je les aime. J’ai beaucoup ri et je ne me suis pas ennuyée. En plus de revoir Bérénice Bejo (The Artist), j’y ai découvert la jeune Déborah François et Shaun Benson (un acteur canadien).

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Un peu plus tard dans ma journée cinématographique, j’ai décidé d’écouter le film musical Les bien-aimés de Christophe Honoré et dans lequel on retrouve Ludivine Sagnier, Chiara Mastroianni, Catherine Deneuve, Paul Schneider, Louis Garrel, Radivoje Bukvic et Milos Forman. En 2011, avant sa sortie en salle, j’avais vu la bande-annonce et je trouvais que ça avait l’air très bien. Puis, je me suis procurée quelques chansons tirées de la bande-sonore (Les chiens ne font pas des chats, Je peux vivre sans toi et Ici Londres). Et bien, j’en ai écouté la moitié. J’ai trouvé ça long et redondant après 1 heure (le film dure 2 heures et 15 minutes). J’ai beaucoup la première partie, dans les années ’70, avec Ludivine Sagnier et Radivoje Bukvic. Bien que j’adore Catherine Deneuve, et qu’il était intéressant de la voir jouer au côté de sa fille (Chiara Mastroianni), je savais que le reste de l’histoire allait être redondant.

Les trois autres films

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Drinking Buddies de Jon Swanberg avec Olivia Wilde, Anna Kendrick, Jake Johnson et Ron Livingston. Cette comédie dramatique sortie en 2013 est assez intéressante. J’avais surtout envie de goûter à la bière que les personnages buvaient, mais j’ai bien aimé dans l’ensemble.

The Way Way Back de Nat Faxon et Jim Rash avec Steve Carell, Toni Collette, Allison Janney, Amanda Peet, Anna Sophia Robb, Sam Rockwell, Maya Rudolph, Liam James et River Alexander. Je ne dirais pas que c’est un film à voir absolument, mais juste pour y voir Sam Rockwell et Maya Rudolph, le film vaut la peine.

The Croods de Kirk DeMicco et Chris Sanders avec les voix de Nicolas Cage, Ryan Reynold, Emma Stone, Catherine Keener et Cloris Leachman. Ce film animé est tout simplement charmant et j’ai vraiment ri devant les péripéties de cette famille des cavernes. Le père, le chef de clan, est tout simplement époustouflant avec son orgueil. Un bon film pour toute la famille !