Les flèches jaunes d’Amélie Dubois

Lors de la parution du premier roman d’Amélie Dubois (Chick Lit – La consoeurerie qui boit du champagne), j’étais intriguée par cette nouvelle auteure. J’étais dans une phase où je me plongeais dans les romans de ce genre. Et j’ai été fidèle en me procurant les romans suivants (la série Chick Lit, Oui je le veux… et vite !, Ce qui se passe au Mexique reste au Mexique). J’ai aussi acheté Ce qui se passe au congrès reste au congrès, mais je ne l’ai pas encore ouvert. Je suis devenue lasse. Le genre se répétant. Je me demandais si elle pouvait offrir quelque chose de nouveau. Peut-être était-ce aussi que ses romans se multipliaient à la vitesse de l’éclair (elle a lancé 12 romans en 6 ans, ce qui fait en moyenne 2 par année). Je dois avouer que je l’admire pour ça. J’ai peine à me remettre dans la réécriture de mon premier roman qui traîne depuis 4 ans déjà…. Enfin, j’avais besoin d’aller voir ailleurs ; de lire d’autres auteurs, d’autres styles littéraires.

Et les flèches jaunes arrivèrent… 

Puis, à l’automne dernier, j’ai vu qu’elle sortait un nouveau roman : La fois où… j’ai suivi les flèches jaunes. J’ai un intérêt pour le chemin de Compostelle, depuis que j’ai lu Le Pélerin de Compostelle de Paulo Coelho, mon auteur favori. Et je trouvais que le titre détonnait de ses autres romans ; je trouvais ça intriguant. Alors, je me le suis procuré, quelques mois après sa sortie. Je l’avais commencé au printemps, mais faute de temps, j’ai dû remettre la lecture complète à plus tard. C’est fait ! Je l’ai dévoré !

Nouvelle lecture qui m'accompagne ds mes trajets de métro #chicklit #livre #lecture #lafoisoù #jaisuivilesflèchesjaunes

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Dans ce récit romancé, elle reprend ses personnages que l’on côtoyait dans la série Chick Lit. Plus précisément, Mali Allison. Dès les premières pages, on retrouve l’univers coloré de cette grande voyageuse, avec l’humour qui a teinté ses aventures précédentes. Elle décide, sur un coup de tête, de partir faire le chemin de Compostelle. Elle y fera des rencontres déterminantes qui l’aideront dans ses quêtes spirituelle, physique et personnelle. Elle y décrit le parcours, en y démontrant les embûches qui peuvent être rencontrées, mais aussi les bons côtés. En lisant les péripéties de la protagoniste, l’envie de faire le chemin moi-même s’est grandement confirmée.

Excellente lecture pour la période estivale. Ce roman démontre bien l’évolution de l’auteure depuis la parution de son premier roman en 2011. J’ai bien hâte de lire la suite de ce roman qui est le premier de ce qui semble être une nouvelle série.

Mes découvertes de Mars

Il a été long. J’ai passé la moitié du mois malade. Je suis donc très heureuse que le mois de mars soit chose du passé. Par contre, comme j’ai été malade et que j’ai dû prendre congé quelques jours de suite, j’en ai profité pour faire quelques découvertes.

True Detective

J’avais acheté le coffret de la première saison il y a un certain temps. Je ne l’avais pas encore écouté, malgré les bons commentaires que j’avais lu sur cette série télévisée sortie en 2014. C’est maintenant chose faite. Je suis encore bouleversée par l’histoire ; la trame. J’aime beaucoup voir Matthew McConaughey dans ce type de rôle, plus dramatique, plus sombre. Et que dire de la performance de Woody Harrelson qui est sérieusement épatante. L’histoire est prenante : elle nous amène dans une enquête sur un présumé meurtrier en série. Alors qu’il pense l’avoir trouvé, les deux détectives (McConaughey et Harrelson) passent à autre chose. Jusqu’à ce qu’ils se fassent interroger pour un crime semblable, et ce des années plus tard. Ils décident, bien malgré eux, de se remettre à la recherche du tueur. La série est captivante du début à la fin. J’avoue avoir mis les sous-titres pour être sûre de bien comprendre tout ce qui se disait. Je comprends l’anglais, mais parfois, avec certains accents, j’ai de la misère.  Le scénario, la réalisation, les images, la musique, tout est beau. Je n’hésiterai pas à réécouter cette série. Cette première saison met aussi en vedette l’excellente Michelle Monaghan, ainsi que Michael Potts, Tory Kittles et Kevin Dunn.

Je n’ai pas vu la deuxième saison, sortie en 2015, et dans laquelle on retrouve Colin Farrell, Vince Vaughn, Rachel McAdams, Kelly Reilly et Taylor Kitsch. Selon ce que j’ai lu, l’accueil a été moins enthousiaste. Mais je me fis rarement aux critiques. Je préfère me faire une idée par moi-même. Des fois, mon appréciation va complètement à l’opposé. Et une troisième saison est toujours dans les projets de la chaîne HBO. À suivre…

2Cellos et l’album Score

Je me rappelerai toujours de la journée que je les ai découvert. Le duo de violoncellistes accompagnait nul autre que le grand Elton John, qui offrait un spectacle sur les Plaines d’Abraham dans le cadre du Festival d’été de Québec (FEQ). C’était en 2011. Il y a six ans déjà.

Enfin… Depuis, je suis une fan de ce duo de violoncellistes. Ils sont beaux, ils sont charismastiques, ils sont épatants et ils sont talentueux ! Les nombreuses vidéos que 2Cellos partage sont autant des interprétations d’oeuvres classiques (Beethoven, Rossini, Bach, Vivaldi) que populaires (AC/DC, Michael Jackson, U2 ou Coldplay).

Leur nouvel opus présente des oeuvres tirées de films et de séries télévisées. Le duo est accompagné par le London Symphony Orchestra. En écoutant cet album, je me suis dit que le duo y faisait ce que j’aurais aimé faire quand je jouais moi-même du violoncelle. Jouer les mélodies principales des grandes oeuvres cinématographiques. Par exemple, le thème de Schindler’s List, qui est souvent interprété par un(e) violoniste. Ici, interprétée par le violoncelle, ça me donne encore plus de frissons. Ça me rappelle de très beaux souvenirs.

On peut aussi y entendre un medley de la série de l’heure Game of Thrones, la célèbre chanson My heart will go on du film Titanic, la pièce thème de Rain Man, ainsi que des pièces de Cinema Paradiso, The Godfather, Cbariots of Fire et plusieurs autres.

Voici le vidéoclip pour leur version de Now We Are Free tiré du film Gladiator. 

Dans mon jukebox

Pendant que l’hiver tirait à sa fin (il s’est terminé spectaculairement — toute une tempête nous a frappé), j’ai aussi acheté quelques chansons d’artistes d’ici que j’aime beaucoup et qui ont sorti (depuis) ou qui sortiront un album en 2017.

  • La dernière chicane du groupe La Chicane qui renaît pour l’été afin d’offrir une tournée célébrant les 20 ans du groupe. Comme je me plais à dire, ils le font “Juste pour voir le monde” au quatre coins de la province.
  • J’y vais de Valérie Lahaie. Je n’ai pas trop écouté son premier opus, mais j’ai tout de suite accroché sur premier extrait de son prochain album.
  • Au matin du lendemain de Vincent Vallières.
  • Reste de Simon Morin. Une chanson accrocheuse parfaite pour accompagner ce début de printemps.
  • Ma Voix interprétée par les quatres coachs de La Voix (Isabelle Boulay, Pierre Lapointe, Éric Lapointe et Marc Dupré). Cette chanson écrite par Catherine Major est captivante et superbe.

Je n’avais pas fait de bilan pour février, alors voici quelques chansons qui m’ont séduites et que je vous recommande :

  • Fou de l’auteure-compositeure-interprète Andréanne A Malette. J’aime toujours autant sa plume.
  • Quand tu danses de Valérie Daure. Une chanson qui défoule !
  • Loving Game de Peter Peter
  • Nouveau Sidobre de Barbagallo. Une belle découverte !
  • Aimons-nous du grand Yvon Deschamps reprise par La Bronze, Karim Ouellet et Ariane Moffatt. Magnifique !
  • Ne me quitte pas de Jacques Brel reprise par Wyclef Jean. C’est un incontournable de 2017 à mon avis. Je me tanne pas de l’écouter.

A bientôt !

L’envoûtante Rosie Valland

Ça s’est décidé mardi soir dernier. Une de mes soeurs m’a proposé d’aller voir le dernier spectacle de la tournée de Rosie Valland. J’y ai vu une belle occasion de découvrir cette artiste sur scène et, par le fait même, de fêter le début de  ma semaine de vacances.

C’est à la Sala Rossa sur le boulevard Saint-Laurent que l’auteure-compositeure-interprète a présenté ce spectacle qui clôt une tournée de plus de 60 spectacles qui l’a menée un peu partout au Québec, en France et en Belgique.

La chanteuse et ses deux musiciens, Jean-Philippe et Frédéric Levac, étaient installés au centre de la salle. Tout autour, les spectateurs étaient assis ou debout. La chanteuse a expliqué en début de spectacle qu’elle a voulu recréer l’ambiance qui règne lorsqu’elle “jam” avec ses musiciens chez elle. Une mise en scène très intimiste où on a l’impression d’avoir accès à un moment privilégié. Le trio a été rejoint pour quelques chansons par Jesse Mac Cormack, un musicien qui a beaucoup inspiré la chanteuse.

Rosie Valland a une voix qui nous accroche et qui nous fait vibrer. Elle a quelque chose qui vient nous arracher les tripes par moment. Elle a une voix qui captive autant sur disque qu’en “live”. Le spectacle n’a duré qu’une heure, on en aurait pris plus sans hésiter. J’avais entendu son album par bride. Là, j’ai pu entendre une bonne partie de celui-ci. J’ai eu un gros coup de coeur pour sa chanson Olympe qui est inspirée de Olympe de Gouges, considérée comme la première féministe française. J’ai beaucoup aimé St-Denis et sa courte chanson Sinon également.

La suite

C’est en Europe qu’elle va aller enregistrer son prochain album. Elle ne sait pas encore vers où elle ira ; qu’elle a le goût, comme artiste, d’explorer divers sons, de ne pas rester ancrée dans un style musical.

En attendant

On réécoute son excellent premier album Partir Avant, on découvre sa courte chanson Sinon (disponible en téléchargement gratuit), on écoute cette prestation enregistrée dans le cadre de l’émission BRBR présentée sur TFO et on regarde ses vidéoclips sur sa chaîne YouTube.

www.rosievalland.com
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Artiste et sociofinancement

Plusieurs artistes vont se tourner vers le sociofinancement pour les aider à produire un album, que ce soit un EP ou un LP. Au Québec, quelques artistes ont eu ce recours, tels que Cherry Chérie et François Lachance. En fait, il suffit de faire le tour  des plateformes pour constater l’engouement de cette nouvelle manière d’encourager des artistes et des organismes culturels et sportifs (Indiegogo, Haricot et Kiss Kiss Bank Bank). Ce n’est pas nouveau bref !

Annie Villeneuve, qui a déjà 4 albums enregistrés depuis son passage à la célèbre Star Académie en 2003, a lancé sa campagne sur le site La Ruche; site de sociofinancement pour lequel elle est l’ambassadrice. Une tôlée de commentaires a déferlé sur Internet. Certains internautes se sont emballés, déversant leur commentaires négatifs sur la page de présentation de son projet. D’autres l’encourage dans ce nouveau projet d’album. Au moment d’écrire ceci, la chanteuse avait atteint 45% de son objectif (soit un peu plus de 27 000$ d’amassés sur les 60 000$ souhaités).

Réactions du milieu
La comédienne et chanteuse Annie Dufresne s’est d’ailleurs un peu moqué du vidéo de présentation du projet. Je suis en partie d’accord avec elle. Je ne comprends pas la récente mode de nos chanteuses de se garrocher à Nashville pour enregistrer leurs albums. Je sais que cette ville américaine est considérée comme un incontournable pour grands nombres de musiciens. On la surnomme la Mecque du country. Brigitte Boisjoli y est allée pour enregistrer son album hommage à Patsy Cline. Et récemment, Marie-Mai y a commencé l’enregistrement de son nouvel album. Annie Villeneuve ne fait que suivre cette mode de vouloir s’imprégner de la ville country pour son futur opus.

Les Justiciers Masqués ont aussi ridiculisés la chose en tweetant certaines paroles d’un des plus grands succès radiophoniques d’Annie Villeneuve. De son côté, Louis T a indiqué que ceux qui chialent sur cette campagne de sociofinancement auraient mieux à faire de leur vie.

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Source : Twitter

Hier, le 18 novembre, la chanteuse Ariane Zita a lancé elle-même un sociofinancement pour pouvoir participer au sociofinancement d’Annie Villeneuve pour devenir choriste sur ledit album. Ariane voulait obtenir une première partie d’un des spectacles pour 500$, mais ceux-ci avaient tous été réclamé par quelqu’un d’autre. Et elle a atteint son objectif en moins de 24 heures. Je lui souhaite de réussir à enregistrer avec l’interprète de Tomber à l’eau, Le sais-tu ? et Rien de mieux à faire. 

Le problème selon moi
Le financement participatif existe depuis quelques années maintenant, mais il est encore méconnu du grand public visiblement, si on se fit à la moitié des commentaires des internautes. Personne n’est obligé de contribué. Qui veut bien le faire, le fait, en échange d’une récompense allant d’un simple remerciement à une prestation VIP chez soi, en passant par la réception de l’album avant tout le monde, d’un album autographié ou des billets pour le lancement. J’en ai vu et j’ai contribué à certains financement du genre.

La majorité des campagnes de sociofinancement que j’ai vue était faite par des artistes qui n’ont pas d’agents, pas de maisons de disque derrière eux, etc. Ils autoproduisent leur album, de A à Z, de la pré-production à la post-production. Ici, Annie Villeneuve est toujours avec Musicor et elle a toute une équipe derrière elle (attaché de presse et agent de spectacle). C’est là, la principale chose qui me titille. Je comprends le système des subventions du gouvernement et tout le tralala. Probablement qu’elle est la première d’une longue liste d’artistes déjà établis qui auront recours à ce type de financement. Qui sait ?

Les forfaits
Je ne comprends pas encore le premier forfait qui offre la possibilité d’avoir une performance musicale exclusive (mariage, party, etc.) a un montant indéterminé. Sur le site, il est à 1$, car elle était obligée de mettre un montant. Mais le coût de cette offre peut varier d’une demande à l’autre. Pourquoi ne pas avoir mis un gros montant pour cette “récompense” !? Beaucoup plus simple à gérer.

Ensuite, celle à 20$, qui donne la chance aux participants de peut-être accompagner la chanteuse à l’ADISQ 2017 (en plus d’avoir leur nom dans les remerciements de l’album). C’est écrit de contribuer plusieurs fois pour maximiser ses chances de gagner… J’ai un petit malaise avec ça. Elle devrait offrir quelque chose d’autre comme la copie numérique de l’album. Personnellement, quand je paye pour encourager un artiste dans son projet, je veux m’assurer que j’ai quelque chose de concret en retour. Pas juste mon nom d’imprimer dans une pochette d’album… Pour l’accompagnement à l’ADISQ, j’aurais mis 1 contribution possible avec un montant plus élevé aussi. C’est à partir du 30$ que les récompenses commencent à avoir du sens, et c’est probablement ce montant que je donnerais si je voulais contribuer à son financement participatif.

Oh ! Et à la question Comment justifiez-vous le montant demandé ?, elle a seulement inscrit : “J’ai fait un budget”. Me voilà convaincue ! (sarcasme) Ça aurait juste été intéressant qu’elle indique ce qu’implique les frais pour enregistrer son album là-bas (réalisateur, location de studio, technicien de son, musiciens, etc), sans nécessairement indiquer les montants.

Ceci étant dit, je lui souhaite de réussir à aller enregistrer son album à Nashville, si c’est ce qu’elle souhaite (même si je pense qu’elle pourrait obtenir la vibe country dans bien des villes et villages du Québec), que ce soit avec cette campagne de financement participatif ou non. En attendant de voir si elle réussira à obtenir son 60 000$, je vais écouter sa chanson C’est ça la vie (parce que j’aime bien le résultat).

 

Célébrer la musique d’ici

Il y a maintenant une semaine qu’a eu lieu le 38e gala de l’ADISQ. Bien qu’il s’agit avant tout d’une occasion de célébrer la musique d’ici, tout genre confondu, l’après gala a surtout porté sur les remerciements et l’habillement de la superbe Safia Nolin. Je ne m’étendrai pas longtemps sur le sujet. Safia Nolin s’est mérité le prix de Révélation de l’année. J’ai capoté sur son authenticité, sa sincérité et son originalité dans ces remerciements. Je préfère de loin une artiste qui sacre comme elle, qu’un (e) artiste qui semble lire le télésouffleur avec un discours répété 100 fois avant. Et pour l’habillement, j’ai toujours perçu l’habillement des artistes dans ce gala comme une façon pour eux de s’exprimer, sans avoir à se confomer à une idéologie vestimentaire requise. Voilà.

Et la musique dans tout ça ? On a eu droit à de belles performances musicales de nos artistes. Ma préférée demeure celle avec Safia Nolin et les Soeurs Boulay qui ont interprétées La laideur (chanson de la première) et Les couteaux à beurre (chanson des secondes).

J’ai aussi beaucoup aimé entendre Ingrid St-Pierre chanter la maginifique Tokyo Jellybean avant de rejoindre Koriass pour chanter la chanson Zombies. Un duo qui nous a permis de découvrir un petit côté “bad-ass” à Ingrid. Et la performance festive de Les Cowboys Fringants avec leur chanson Marine Marchande en compagnie de Frannie Holder (du groupe Random Recipe) et le groupe Musique à Bouche m’a donné le goût de les revoir en show.

Parmi les autres performances : Richard Séguin, qui a ouvert le gala avec sa chanson Le manteau, avant d’être rejoint par le duo de l’heure, 2 Frères, qui ont interprété Nous autres. Ingrid St-Pierre et Koriass ont suivi, puis Yann Perreau est venu terminé cette ouverture musicale avec Baby Boom.

Plus tard, nous avons eu droit à Coeur de Pirate qui est venu chanter sa superbe chanson Crier tout bas. Toujours pas convaincue de son nouveau trip de danseuse contemporaine. Pour ma part, j’aurais enlevé le micro sur pied pour prendre un micro casque parce que les aller-retours vers le micro cassaient un peu le rythme et l’effet.

Prestation historique de Plume Latraverse qui est venu “lancer” son nouvel album en même temps. Il a chanté Vieux Os accompagné d’un guitariste et d’un contrebassiste. Une chanson au style rockabilly. On devrait le voir plus souvent !

On aussi eu droit à une prestation de musique classique avec Charles-Richard Hamelin qui a offert un extrait de la Polonaise no.6 “Héroïque” en la bémol majeur, op.53 de Frédéric Chopin.

Hommage à René Angélil 
J’ai aimé l’hommage à René Angélil. On a eu droit au trio Véronic DiCaire, René Simard et André-Philippe Gagnon venus interpréter deux succès du groupe Les Baronets, duquel était membre M. Angélil. Est-ce que tu m’aimes ? et C’est fou mais c’est tout. 

Puis, Ginette Reno est venue chanter Ça va mieux et Je suis qu’une chanson avant que Céline vienne chercher le trophée. Celle-ci a clôturé le segment hommage en chantant magnifiquement Avec le temps de Léo Ferré.

Cet hommage a par contre éclipsé d’autres disparus, tel que Bob Bissonnette, mort tragiquement au début de septembre. Un chanteur aimé par plusieurs québécois. Et aussi, Lucille Dumont, Pierre Lalonde, Francis Mondoux, Gilles Brown, Guy Harvey et le grand parolier, Roger Tabra.

Et les gagnants sont…
Parmi les gagnants, des surprises et d’autres plus prévisibles. Pour remettre les prix, mon duo préféré a été Philippe Brach et Andréanne Sasseville (qui a eu droit à une belle ovation) venu remettre le prix de Révélation de l’année. Un beau moment ; touchant et vrai. Il y a eu aussi Laurence Jalbert, France Beaudoin, Philippe Fehmiu, Renée Wilkin, Kevin Bazinet, Florence K, Karim Ouellet, Mario Pelchat et le président de l’ADISQ, Claude Larrivée.

Album de l’année – Populaire
Nous autres de 2 Frères

Album de l’année – Rock
Octobre – Les Cowboys Fringants

Album de l’année – Folk
4488 de l’Amour – Les soeurs Boulay

Spectacle de l’année – Auteur-compositeur
Le fantôme de Paradis City – Jean Leloup solo

Spectacle de l’année – Interprète
Plus tard qu’on pense de Fred Pellerin

Auteur-compositeur de l’année
Fred Fortin pour son album Ultramarr

Groupe ou Duo de l’année
2Frères

Chanson de l’année
Ton départ  de Marc Dupré (auteure : Amélie Larocque / compositeur : Marc Dupré)

Interprète féminine de l’année
Marie-Mai

Interprète masculin de l’année
Jean Leloup

 

Des histoires vraies

 

François Lachance a lancé son deuxième album lundi dernier (le 3 octobre) dans une salle comble au National. Le public présent a découvert quelques titres qui composent ce nouvel opus produit grâce à une campagne de socio-financement lancée sur la plateforme Kickstarter par l’auteur-compositeur-interprète en mai dernier. L’objectif de départ a été atteint et l’album a pu sortir.

Il y a quelques années, dans le temps de son passage à la célèbre Star Académie, le comparatif avec un de ses prédecesseurs était là, pour ses textes et pour son style. Quatre ans plus tard, on ne peut que constater que François Lachance a trouvé son style, sa voix.

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Histoires vraies est un album qui dévoile l’étendue de son registre vocal notamment avec la chanson Crazy (Cette vie) qu’il a interprété au lancement. Une chanson dynamique et accrocheuse qui fait partie de mes coups de coeur. J’ai aimé la version sur scène et j’aime la version sur disque.

La chanson Tu tournes dans ma tête  qui a été le premier extrait dévoilé au courant de l’été est une chanson qui reste dans la tête. Un bon ver d’oreille qui se retrouve aussi dans mes coups de coeur de l’album.

On retrouve une petite touche ‘blues’ dans les arrangements et dans la mélodie  des chansons L’être inaccessible et Au coin de la rue. Deux magnifiques chansons mélancoliques qui vont sûrement jouer en boucle dans mes oreilles dans les prochaines semaines.

Lors du lancement, il a expliqué avoir écrit La lettre à la suite d’un suicide de quelqu’un de proche. Un sujet difficile à aborder mais qui est approché d’une belle façon dans cettte chanson.

Alma : François Lachance a été choisi pour créer et interpréter la chanson thème des festivités du 150e anniversaire d’Alma, sa ville natale. C’est une belle chanson hommage à cette ville.

Histoires vraies est un album pop qui promet de faire son chemin dans les radios avec plusieurs titres prometteurs. Et il risque de faire son chemin sur les scènes du Québec aussi, car pour avoir vu le résultat sur scène lors du lancement, je sens que ça va donner un bon show sur scène aussi.

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Le lancement
Au lancement, c’est Bryan Audet qui a présenté le chanteur sur scène. Une belle présentation qui témoignait de la grande amitié qu’a développé les deux lors de leur passage à Star Académie.

Outre Bryan Audet, quelques autres ex-académiciens étaient venus encourager leur comparse, dont Mike Lee, Andréanne A Malette, Jean-Marc Couture, Sophie Pelletier, Simon Morin, Rich Ly et Maxime Proulx.

Vous pouvez voir un aperçu du lancement sur sa chaîne YouTube.

Facebook : @FrançoisLachanceOfficiel
Twitter : @lechence
Instagram : @lechence

Début d’automne country

J’ai réellement découvert la musique country il y a plus de quinze ans lorsque je zappais entre les postes TV. J’avais aboutis sur la chaîne Country Music Television (CMT) et j’avais regardé un vidéoclip, puis deux, etc. J’ai eu un coup de cœur pour ce style musical qui n’avait pas coutume de jouer dans notre maison. J’avais pogné quelque chose, comme on dit. Depuis, j’aime ça écouter la musique country de temps en temps.

Cette envie d’en écouter refait surface en septembre, avec l’automne, les pommes et le Festival Western de St-Tite. Et ça tombe bien cette année parce que c’était la sortie des albums de deux artistes que j’aime beaucoup : Cindy Bédard et Sara Dufour.

Cœur sédentaire – Cindy Bédard (Audiogram, 2016)

photo-cindy-bedardElle a lancé Kapibouska, le premier extrait en mai dernier. Une chanson accrocheuse, dynamique qui a rapidement trouvé sa place dans mes chansons préférées de l’été. J’avais hâte d’entendre le reste de l’album. Puis, je me suis procuré Amour polaroid lors de la sortie de l’album. Encore une fois, j’ai accroché. Je me suis décidée aujourd’hui à acheter l’album complet.

Coup de cœur instantané pour Corde à linge. Les chansons qui m’ont interpellées à la première écoute : la chanson titre Cœur sédentaire, Trop tard (co-écrite avec Eloi Painchaud), Poêle à bois et J’m’en va r’viendre (co-écrite avec Stephen Faulkner). Des chansons qui sont magnifiques et qui risquent de jouer très souvent dans mes oreilles. Cet album se retrouve dans les meilleurs albums que je me suis procuré jusqu’à date en 2016 !

Il y a deux ans, elle avait lancé son premier album Fille du vent. Elle est, par ailleurs, nommée dans deux catégories au Gala country : Interprète féminine de l’année et Spectacle de l’année. À mon avis, Cindy Bédard est une artiste qui fait du bien à écouter et qui donne envie d’écouter plus de country !

Dépanneur Pierrette – Sara Dufour (L-A be – Let artists be, 2016)

saradufour-depanneurpierretteElle a été découverte du grand public en participant à La Voix et j’avoue que j’aurais voulu la voir aller plus loin dans cette aventure. J’avais acheté son EP Le Breaker l’an dernier. Et là, je viens d’acheter son premier album intitulé Dépanneur Pierrette.

Sara Dufour fait partie de la nouvelle ère de la musique folk-country. Sa biographie sur son site web indique que son album nous entraîne «dans ses aventures parsemées d’humour et de spontanéité». Après une écoute, c’est tout vrai ! J’avais déjà entendu Dans l’sens contraire qui est aussi sur son EP. Une chanson dynamique. Puis, j’ai découvert Johnny qui reflète bien l’énergie de la chanteuse. On retrouve particulièrement son côté humoristique dans Teepee, Gun à patate et Chez nous c’est Ski-Doo. La chanson La toune en Do est tout simplement magnifique. Un gros coup de cœur ! Je trouve que l’harmonica est un bel atout dans les arrangements. J’adore le banjo dans Phil qui nous met rapidement dans l’ambiance de l’histoire racontée.

 

Cette artiste est une superbe découverte qui vaut le détour ! Son album est aussi dans mon top de l’année 2016 (jusqu’à présent).  Mon automne sera country !

Pour l’amour de la musique

Pour l’amour de la musique. Cette phrase a été répété à quelques reprises dans le film biographique Florence Foster Jenkins dans lequel Meryl Streep interprète le rôle de la cantatrice. Je ne connaissais pas l’histoire de cette femme qui a réussi, malgré son talent moindre pour le chant, à faire salle comble au Carnegie Hall. Ce fût une belle découverte.

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Meryl Streep dans le rôle de Florence Foster Jenkins

Avec ce rôle, j’ai l’impression que Meryl Streep se dirige vers un nouvel Oscar. Elle a su avec applomb personnifié un autre personnage marquant. Avec elle, Hugh Grant, qui interprète le rôle de St Clair Bayfield, et Simon Helberg, qui interprète magnifiquement le rôle du pianiste accompagnateur Cosmé McMoon. Ce dernier est mon gros coup de coeur dans la distribution et son personnage reflète entièrement l’état d’esprit du spectateur.

Ce film n’est pas le film de l’année, mais il vaut la peine d’être vu dans une salle de cinéma. C’est une histoire qui fait rire par son absurdité de voir cette amateure de musiuqe qui pense qu’elle a une voix enchanteresse, mais aussi qui nous touche par cette obstination à réaliser ses rêves et ses ambitions. Et elle est demeuré une femme flamboyante qui ne s’est pas laissé rabattre par la maladie qui la rongeait. Elle est l’authenticité même et elle vit que pour la musique.

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Photo de la vraie Florence Foster Jenkins

J’ai trouvé que c’était une très belle réalisation de Stephen Frears (qui a aussi réalisé The Queen avec Helen Mirren et Philomena avec Judi Dench).

Pour en savoir plus le film ou pour voir la bande-annonce.

 

Britney est de retour !

Un album pop-électro qui démontre que Britney Spears est capable d’amener la musique pop à un autre niveau ; à évoluer avec le temps. Un plus sur ce neuvième opus de la star de la pop : une chanson en français (Coupure Électrique) ! Après une première écoute, c’est à partir de la mi-album que je commence à y trouver des chansons qui m’accrochent davantage. (Je suis difficile depuis Blackout, qui demeure mon album préféré, suivi de Femme Fatale).

Mes cinq chansons préférées : Liar, Slumber Party, Hard To Forger Ya, What You Need et Coupure Électrique. Comme l’a titré le magazine Rolling Stone, Britney effectue un nouveau  retour musical avec succès.

La chanson en français (Coupure Électrique) n’est peut-être pas la plus recherchée du côté des paroles, mais j’aime le résultat des arrangements et l’ambiance amenée. Et oui, bravo à l’interprète qui ose s’aventurer dans une langue qu’elle ne maîtrise pas à 100%.

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Invitation : À l’écoute de l’extrait, je n’aimais pas. Après une écoute complète, je n’étais toujours pas convaincue. Après 2 écoutes, je pense que je commence à apprécier, mais ça ne sera pas celle qui jouera en boucle dans mes oreilles.

Make Me (ft. G-Eazy) : La chanson qui a mérité un vidéoclip que je déteste pour de nombreuses raisons (et apparemment, pas les mêmes que ces nombreux fans…) J’aime bien même si elle sonne comme nombreuses autres chansons pop.

J’ai accordé 3 étoiles (sur 5) aux deux chansons ci-haut nommées, tout comme pour Private Show, Just Luv Me, Clumsy, Do You Want To Come Over ?, Just Like Me et Love Me Down.

Man On The Moon : Il y a un petit côté très estival dans le “beat” de cette chanson que j’apprécie. C’est ma chanson soleil de l’album qui me met le sourire. J’ai mis 4 sur 5, tout comme pour Better et Change Your Mind (No Seas Cortes).

Glory – Britney Spears        3,7/5

Carpool Karaoké

Britney Spears était l’invitée du plus récent Carpool Karaoke, segment du Late Late Show avec James Corden.  Ce n’était vraiment pas la meilleure invitée de ce tour de voiture musical. L’animateur prend beaucoup de place. C’est normal car il est l’animateur et il est évident que c’est pour vivre un trip qu’il a créé ce segment. Par contre, les invités sont habituellement plus expressif en chantant. Là, Britney répète des “What !?” dans toutes les chansons, ne semble pas être participative. Elle se retient trop, donnant l’impression de vouloir garder une image trop sérieuse pour ce karaoké ambulant. Dommage.

 

 

 

 

 

 

Gainsbourg, pour toujours

Stefie Shock a certainement les traits ressemblants du grand Gainsbourg pour l’attitude et pour le style musical… mais l’hommage rendu lundi soir dernier, le 13 juin, sur la scène Bell était, à mon avis, maladroit et malaisant par moment. Pourtant, les arrangements qu’il a fait des grandes chansons de Gainsbourg, sont magnifiques.

Plusieurs critiques ont adoré ce spectacle spécialement conçu pour les FrancoFolies, afin de célébrer les 25è anniversaire du décès de ce grand artiste. À les lire, je me suis dit que le résultat devait être plus intéressant de leur point de vue (coin médias) que du point de vue de la foule rassemblée derrière le caméraman central… Il faut dire que le spectacle et la mise en scène étaient plus convaincants sur les grands écrans.

J’ai trouvé que les chanteuses s’enchaînaient sans réelle cohésion…Comme si elle ne faisait que passer par là. Enfin, les diverses interprètes arrivaient sur scène, effectuaient leur tour de chant et puis partaient. Certaines sont revenues pour une autre chanson. L’une d’entre elles a osé lancer un “Rebonsoir !” avant d’entamer son 2e duo avec Stefie Shock. Parce que oui, j’avais l’impression que les belles n’avaient pas le droit de parler. Seulement de chanter. Un simple bonsoir peut être apprécié. Ou encore un “merci” pendant les applaudissements.

Pendant certaines interprétations, on avait l’impression d’être dans un karaoké géant, où il ne nous manquait que les paroles défilant sur le grand écran. Apparemment, Stefie Shock avait prévenu qu’il pourrait lire ses notes de temps en temps… Mais lire les paroles pendant les chansons ?! Et la disposition des lutrins avec les feuilles amenaient les interprètes à regarder dans des sens opposés au lieu de regarder l’un vers l’autre. L’effet intimiste des chansons de Gainsbourg n’était pas mis à sa juste valeur.

Parmi les belles de Stefie Shock, quelques-unes avaient participé à l’album sorti il y a quelques mois. Les diverses interprètes de la soirée étaient : Stéphanie Lapointe, Pascale Bussières, Sophie Beaudet (magnifique dans Dépression au-dessus du jardin), Suzy McLelove, Fanny Bloom (une des meilleures de la soirée), Gaële, Valérie Carpentier (qui semble avoir été celle qui a le plus charmé l’audience),  Sonia Cordeau, Anne-Elizabeth Bossé, Laurence Nerbonne, Justine Laberge (épatante dans Laisser tomber les filles et Tandem) et Caroline Dhavernas (que je n’ai pu entendre car j’ai quitté avant la fin).

Au moment où j’ai décidé de quitter l’endroit, le chanteur invitait Sonia Cordeau (Les Appendices) a le rejoindre sur scène. Je me suis arrêtée devant un écran géant à la sortie pour voir ce qu’ils allaient chanter. Malaise. Le duo allait interpréter Bonnie & Clyde. Mais avant de commencer, Stefie Shock précise que le tout est une mise en scène et il en profite pour envoyer ses pensées aux habitants de Orlando. Et on entend, comme effet sonore, des coups de feu, pour bien recréer la manière qu’ont perdu la vie les légendes. Et commence cette mise en scène, où les deux interprètes sont couchés sur un tapis rouge, abattus, mais chantants… Les effets sonores auraient pu prendre le bord, le numéro aurait quand même fait effet. Couchés par terre, quand les spectateurs regardent directement sur la scène, l’effet est nul. Peut-être que de la vue des médias, ceci était magnifique, mais de mon point de vue, non. Déjà, sur l’écran géant, ça passait mieux… mais encore…

Bref, bien que j’aime l’œuvre de Gainsbourg et les arrangements qu’en a fait Stefie Shock, j’ai gardé un goût amer de ce spectacle. Mes coups de cœur de la soirée : Stéphanie Lapointe,  Fanny Bloom, Sophie Beaudet et Justine Laberge.

JONATHAN PAINCHAUD ET SON ROCK

Un peu plus tôt, j’ai assisté au spectacle de Jonathan Painchaud qui avait lieu sur la scène Ford. C’était tout un show et c’est avec ça que j’aurais terminé ma soirée musicale lundi soir dernier. L’auteur-compositeur a offert plusieurs de ses grands succès dont Pousse pousse, Si t’es vivant, Les vieux chums et ses plus récents Belle infirmière et Les héros. C’est surtout les chansons qui composent son dernier opus, La tête haute, sorti plus tôt cette année que le chanteur a interprété, accompagné de ses musiciens. Certainement un artiste que je voudrai revoir en spectacle dans le futur !