Pour l’amour de la musique

Pour l’amour de la musique. Cette phrase a été répété à quelques reprises dans le film biographique Florence Foster Jenkins dans lequel Meryl Streep interprète le rôle de la cantatrice. Je ne connaissais pas l’histoire de cette femme qui a réussi, malgré son talent moindre pour le chant, à faire salle comble au Carnegie Hall. Ce fût une belle découverte.

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Meryl Streep dans le rôle de Florence Foster Jenkins

Avec ce rôle, j’ai l’impression que Meryl Streep se dirige vers un nouvel Oscar. Elle a su avec applomb personnifié un autre personnage marquant. Avec elle, Hugh Grant, qui interprète le rôle de St Clair Bayfield, et Simon Helberg, qui interprète magnifiquement le rôle du pianiste accompagnateur Cosmé McMoon. Ce dernier est mon gros coup de coeur dans la distribution et son personnage reflète entièrement l’état d’esprit du spectateur.

Ce film n’est pas le film de l’année, mais il vaut la peine d’être vu dans une salle de cinéma. C’est une histoire qui fait rire par son absurdité de voir cette amateure de musiuqe qui pense qu’elle a une voix enchanteresse, mais aussi qui nous touche par cette obstination à réaliser ses rêves et ses ambitions. Et elle est demeuré une femme flamboyante qui ne s’est pas laissé rabattre par la maladie qui la rongeait. Elle est l’authenticité même et elle vit que pour la musique.

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Photo de la vraie Florence Foster Jenkins

J’ai trouvé que c’était une très belle réalisation de Stephen Frears (qui a aussi réalisé The Queen avec Helen Mirren et Philomena avec Judi Dench).

Pour en savoir plus le film ou pour voir la bande-annonce.

 

Paul à Québec : de bande-dessinée à long-métrage

affiche du film

affiche du film

Sérieusement, quel beau film qu’est Paul à Québec. Gilbert Sicotte est tout simplement criant de vérité dans son rôle. François Létourneau parfait dans le rôle de Paul. La musique de Benoit Charest est excellente. Michel Rivard signe une chanson magnifique. La réalisation de François Bouvier est superbe. Et, et… J’ai pleuré.

Confession du mardi soir : je ne pleure jamais au cinéma, même si le film m’écorche les trippes, me fait virer le coeur à l’envers… ben je ne pleure pas…j’ai le motton, les yeux commencent à se remplir, mais non… Mon orgueuil me dit de reprendre sur moi puis d’attendre d’être chez nous pour pleurer devant la beauté d’une histoire, d’un film, d’une musique. Le seul hic, c’est que rendu chez nous, et bien, je n’ai plus le goût de pleurer… Mon cerveau a fait le ménage dans mes émotions… Par contre, quand je les écoute chez nous, là, je peux pleurer en titi. Je sais… J’ai un problème. Je ne suis pas capable de pleurer en public. Même dans une salle obscure de cinéma. L’orgueuil. J’essaye de régler ça.

Bref, je remercie Karine Vanasse qui a eu l’excellente idée de faire de la bande-dessinée de Michel Rabagliati un film. J’espère qu’il y en aura d’autres. En attendant, je vais sûrement commencer à les lire ! (Je suis un peu en retard là-dessus)

Bravo aussi pour le belle distribution d’acteurs. Outre Gilbert Sicotte et François Létourneau, on retrouve, Louise Portal, Julie Le Breton, Brigitte Lafleur, Myriam LeBlanc, Mathieu Quesnel, Julien Poulin, Patrice Robitaille, Bobby Beshro et la jeune Shanti Corbeil-Gauvreau.

S’évader pour mieux se retrouver

La bande-annonce promettait. J’avais hâte de découvrir le nouveau long-métrage de Sophie Deraspe, Les Loups. C’est chose faite. Je reviens du cinéma.

Les Loups

Affiche du film

Les images montrant les merveilleuses Îles-de-la-Madeleine en pleine saison de chasse aux loups de mer sont splendides. Je regardais les plans larges du fleuve, de la plage, des vagues et j’ai tout de suite eu envie d’y aller. Vraiment, la réalisatrice réussit à nous vendre cette région du Québec.

J’aime beaucoup Évelyne Brochu comme actrice. Par contre, je ne sais pas si c’est vraiment son meilleur rôle. Peut-être que ces trop nombreux silences et non-dits m’ont agacé au point de ne pas apprécier son jeu…

La distribution comptait aussi Louise Portal qui est excellente dans son rôle de mère protectrice de sa famille et qui soupçonne la nouvelle venue d’être là pour de mauvaises intentions. Et j’ai eu plaisir à découvrir l’acteur français Augustin Legrand et la madelinienne Cindy-Mae Arsenault. On retrouve aussi Gilbert Sicotte, Benoît Gouin, Stéphane Gagnon, Martin Dubreuil et  Patrice Bissonnette.(J’étais d’ailleurs contente de revoir ce dernier, qu’on n’avait pas vu depuis longtemps.)

Âmes sensibles s’abstenir

Certaines images présentées par la réalisatrice sont crues et violentes. On peut voir un peu trop bien la façon dont les phoques sont assommés et écorchés. Il y a du sang. Heureusement, il y a seulement quelques scènes qui nous montrent la technique de chasse utilisée… mais c’est suffisant pour nous marquer. La qualité de l’image pourrait nous faire croire qu’on regarde un documentaire.

Le scénario

Pour moi, c’est ici le maillon faible de ce long-métrage de Deraspe. Je veux bien croire que le personnage d’Elie (Évelyne Brochu) est en recherche d’elle-même, de ses origines ; qu’elle est en réflexion suite à un événement (on comprend de quoi il s’agit grâce à une question de sa mère pendant un appel téléphonique.)… Je trouve juste triste qu’elle ne soit pas capable de le dire.  J’aurais aimé qu’elle le dise de vive voix un moment donné le pourquoi elle se retrouve là-bas. (Elle donne une raison à un moment donné, mais elle n’explique pas pourquoi elle fait cette quête maintenant.) Il y a des silences qu’on aime dans les films… Dans celui-ci, il y a en avait trop. Ça devenait lourd. Pour moi, le scénario tombait à plat. Et la fin, elle aurait dû se faire 2-3 scènes plus tôt. Pour moi, mon appréciation d’un film se fait souvent avec la dernière demi-heure. Si tu me perds à quelque part là-dedans, j’oublie le reste du film… C’est le cas ici. La fin, tout en silence, tellement lourd, vient gâcher le reste.

Mon verdict (et c’est rare que je dis ça) mais je ne recommande pas vraiment d’aller le voir au cinéma… Oui, la qualité et la beauté des images est impressionnante et méritent un visionnement sur grand écran. Oui, les acteurs sont excellents. Mais pour le scénario, ça ne vaut pas la peine.

Films en rafale

 

Quoi de  plus plaisant que de s’offrir une journée pendant cette longue fin de semaine pour ne rien faire d’autres que d’écouter des films. C’est ce que j’ai fait hier, question de me changer les idées avant de m’attaquer à l’étude pour mes examens finaux. En l’espace de 24 heures, je me suis permise de visionner cinq films (et demi). J’aime bien m’offrir ce genre de journée, 1 ou 2 fois par année. Ca me permet d’écouter des œuvres cinématographiques qui se retrouvaient dans ma liste “à écouter” ou tout simplement de revoir un coup de cœur.

affiche du film Inch'Allah

Le premier film que j’ai écouté : Inch’Allah, sorti en 2012. C’est le deuxième long-métrage de fiction d’Anaïs Barbeau-Lavalette qui met en vedette l’excellente Evelyne Brochu ainsi que Sabrina Ouazani, Sivan Levy et Yousef ‘Joe’ Sweid. L’histoire se déroule dans la région de la Csijordanie où un conflit israelo-palestinien prend place. On suit Chloé, une obstétricienne québécoise qui doit, chaque jour, traverser des “checkpoints” aller travailler dans la clinique du côté palestinien et retourner chez elle. Elle vit la guerre et rencontre ceux qui la vivent. Elle se lie d’amitié avec une jeune palestinienne enceinte (Sabrina Ouazani) et d’une soldate israëlienne (Sivan Levy). J’ai trouvé le film tellement bien réalisé et écrit. Il nous amène dans une réalité du Proche-Orient qui encore récemment, a fait les manchettes. Un coup de cœur pour ce film, mais pour la réalisatrice également. C’est certainement un film que je recommande !

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J’aime bien le cinéma français, surtout pour ses comédies. Et un de mes acteurs préférés des dernières années, c’est Romain Duris (L’auberge espagnole, Les poupées russes, Casse-tête chinois, L’arnacoeur). J’ai donc décidé d’écouter le film Populaire de Régis Roinsard dans lequel Duris partage la vedette avec Déborah François, Bérénice Bejo et Shaun Banson. On nous plonge à l’aube des années ’60 alors que les femmes modernes veulent intégrer le marché du travail. Le film se transporte davantage dans l’univers dans les compétitions de vitesse dactylographique. On a l’impression d’y voir de véritables “rock star” et les sources d’inspiration pour les jeunes femmes. C’est peut-être amplement exagéré, mais ca réussit bien pour ce genre de film. C’est une comédie romantique comme je les aime. J’ai beaucoup ri et je ne me suis pas ennuyée. En plus de revoir Bérénice Bejo (The Artist), j’y ai découvert la jeune Déborah François et Shaun Benson (un acteur canadien).

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Un peu plus tard dans ma journée cinématographique, j’ai décidé d’écouter le film musical Les bien-aimés de Christophe Honoré et dans lequel on retrouve Ludivine Sagnier, Chiara Mastroianni, Catherine Deneuve, Paul Schneider, Louis Garrel, Radivoje Bukvic et Milos Forman. En 2011, avant sa sortie en salle, j’avais vu la bande-annonce et je trouvais que ça avait l’air très bien. Puis, je me suis procurée quelques chansons tirées de la bande-sonore (Les chiens ne font pas des chats, Je peux vivre sans toi et Ici Londres). Et bien, j’en ai écouté la moitié. J’ai trouvé ça long et redondant après 1 heure (le film dure 2 heures et 15 minutes). J’ai beaucoup la première partie, dans les années ’70, avec Ludivine Sagnier et Radivoje Bukvic. Bien que j’adore Catherine Deneuve, et qu’il était intéressant de la voir jouer au côté de sa fille (Chiara Mastroianni), je savais que le reste de l’histoire allait être redondant.

Les trois autres films

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Drinking Buddies de Jon Swanberg avec Olivia Wilde, Anna Kendrick, Jake Johnson et Ron Livingston. Cette comédie dramatique sortie en 2013 est assez intéressante. J’avais surtout envie de goûter à la bière que les personnages buvaient, mais j’ai bien aimé dans l’ensemble.

The Way Way Back de Nat Faxon et Jim Rash avec Steve Carell, Toni Collette, Allison Janney, Amanda Peet, Anna Sophia Robb, Sam Rockwell, Maya Rudolph, Liam James et River Alexander. Je ne dirais pas que c’est un film à voir absolument, mais juste pour y voir Sam Rockwell et Maya Rudolph, le film vaut la peine.

The Croods de Kirk DeMicco et Chris Sanders avec les voix de Nicolas Cage, Ryan Reynold, Emma Stone, Catherine Keener et Cloris Leachman. Ce film animé est tout simplement charmant et j’ai vraiment ri devant les péripéties de cette famille des cavernes. Le père, le chef de clan, est tout simplement époustouflant avec son orgueil. Un bon film pour toute la famille !

 

Clint Eastwood

Ça fait quelques années que j’ai découvert Clint Eastwood en tant que réalisateur. Et à chaque fois, je suis émerveillée par les histoires qu’il raconte. Ce que j’admire le plus chez lui, c’est les multiples chapeaux qu’il peut porter. Il a d’abord été acteur puis producteur, réalisateur, compositeur et créateurs des trames sonores. Un vrai multidisciplinaire !

Hier, j’ai écouté Invictus, qui se déroule en Afrique du Sud, en 1994-1995, alors que Nelson Mandela sort de prison et qu’il entame son mandat en tant que Président du pays. On assiste à son combat pour réunifier les millions d’habitants du pays en mettant beaucoup d’efforts sur la réussite de l’équipe de rugby, la fierté nationale, J’ai trouvé l’histoire fabuleuse. Elle nous montre un Mandela qui tente de mettre une fin définitive à l’apartheid, en réparant la déchirure entre les blancs et les noirs. Et aussi, Eastwood démontre que le sport est rassembleur. Qu’une nation complète, malgré les divergences politiques, culturelles ou socio-économiques qui séparents les citoyens, se réjouissent en choeur devant les exploits de leurs athlètes dans des évènements aussi grands qu’une Coupe du monde. C’est beau. J’ai aimé le film, sans toutefois devenir une fan du rugby.

Deux autres films que Clint Eastwood a réalisé et que j’ai vu : Mystic River (sorti en 2003, avec Sean Penn, Tim Robbins, Kevin Bacon, Marcia Gay Harden, Laura Linney, Laurence Fishburne et Kevin Chapman) et Flags of our fathers (sorti ne 2006, avec Ryan Philippe, Jesse Bradford, Jamie Bell, Paul Walker, Barry Pepper et Adam Beach). Je me souviens avoir adoré le premier. Une histoire difficile, mais très bien amené à l’écran par Eastwood. Le second, je l’ai trouvé un peu long par moment, mais c’était une excellente histoire encore une fois.

Les prochains films de Eastwood qui sont sur ma liste : J. Edgar (sorti en 2011, avec Leonardo DiCaprio, Armie Hammer,  Josh Hamilton, Ed Westwick, Naomi Watts et Judi Dench) et Million Dollar Baby (sorti en 2004, avec Hilary Swank, Clint Eastwood, Morgan Freeman et Jay Baruchel)

Gorillaz

Le groupe Gorillaz lui a rendu hommage à leur façon en 2005 avec une chanson intitulée Clint Eastwood http://youtu.be/LoQYw49saqc Près de dix ans plus tard, cette chanson est toujours aussi bonne.