Changer d’air avec Maxime McGraw

C’était la première fois que je mettais les pieds au Cabaret Lion d’Or hier soir. Très belle salle. Ambiance chaleureuse. Je trouve que c’est une bien bel endroit pour faire un lancement d’album. Et c’est pour ça que j’y étais. Maxime McGraw lançait son deuxième album solo, Changer d’air. Un album pop qui est clairement adapté pour les ondes radios, réalisé par Ian Kelly.

J’aimais beaucoup de premier extrait, la chanson titre de l’album. Un hit signé Virginie Bilodeau & Marc Déry! C’est d’ailleurs avec cette chanson qu’il a commencé sa prestation, après avoir été présenté par son comparse acadien, Wilfred LeBouthillier. Il a ensuite fait la chanson Parfait (écrite par Samuel Gélinas-Roy & David Brunet). Cette chanson est accrocheuse et certainement un autre hit radio en devenir. Et il a par la suite fait ses chansons Naufrage et Plus la route est longue.

album changer d'air mcgrawL’album

Au moment d’écrire ses lignes. J’écoute l’album au complet pour la première fois. J’ai des coups de coeur assuré, autres que Changer d’air et Parfait. J’aime beaucoup On n’y peut rien, J’y pense, D’un bord à l’autre, Naufrage et Plus la route est longue. Le duo avec Marie-Élaine Thibert est aussi très bon (Jamais loin).

Pour cet album, l’interprète qui co-signe la chanson Juste pour une bière avec Bruno Labrie, a pu compter sur la collaboration de plusieurs auteurs et compositeurs remarquables dont Marc Dupré, Etienne Drapeau, François Lachance, Viviane Audet, Robin Joël Cool, Éric Maheu et Jean-François Breau. Il a même deux chansons composées par son guitariste Jean-Philppe Audet (Seul Ici Bas & Parce que je t’aime).

Au lancement…

Plusieurs artistes étaient présents pour encourager le chanteur, dont Simon Morin, Carole-Anne Gagnon-Lafond, Vincent Lemay-Thivierge, Annie Blanchard, Bruno Labrie, Ian Lee, les soeurs Sabrina et Stéphanie Barabé, Frédérique Cyr-Deschênes, William Cloutier, Elise Larouche (du duo Eli & Papillon), Martin Rego et Mathieu Provençal.

Vidéo du lancement sur Webpresse : http://www.webpresse.ca/media/550a2f96db05d/maxime-mcgraw-changer-dair

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S’évader pour mieux se retrouver

La bande-annonce promettait. J’avais hâte de découvrir le nouveau long-métrage de Sophie Deraspe, Les Loups. C’est chose faite. Je reviens du cinéma.

Les Loups

Affiche du film

Les images montrant les merveilleuses Îles-de-la-Madeleine en pleine saison de chasse aux loups de mer sont splendides. Je regardais les plans larges du fleuve, de la plage, des vagues et j’ai tout de suite eu envie d’y aller. Vraiment, la réalisatrice réussit à nous vendre cette région du Québec.

J’aime beaucoup Évelyne Brochu comme actrice. Par contre, je ne sais pas si c’est vraiment son meilleur rôle. Peut-être que ces trop nombreux silences et non-dits m’ont agacé au point de ne pas apprécier son jeu…

La distribution comptait aussi Louise Portal qui est excellente dans son rôle de mère protectrice de sa famille et qui soupçonne la nouvelle venue d’être là pour de mauvaises intentions. Et j’ai eu plaisir à découvrir l’acteur français Augustin Legrand et la madelinienne Cindy-Mae Arsenault. On retrouve aussi Gilbert Sicotte, Benoît Gouin, Stéphane Gagnon, Martin Dubreuil et  Patrice Bissonnette.(J’étais d’ailleurs contente de revoir ce dernier, qu’on n’avait pas vu depuis longtemps.)

Âmes sensibles s’abstenir

Certaines images présentées par la réalisatrice sont crues et violentes. On peut voir un peu trop bien la façon dont les phoques sont assommés et écorchés. Il y a du sang. Heureusement, il y a seulement quelques scènes qui nous montrent la technique de chasse utilisée… mais c’est suffisant pour nous marquer. La qualité de l’image pourrait nous faire croire qu’on regarde un documentaire.

Le scénario

Pour moi, c’est ici le maillon faible de ce long-métrage de Deraspe. Je veux bien croire que le personnage d’Elie (Évelyne Brochu) est en recherche d’elle-même, de ses origines ; qu’elle est en réflexion suite à un événement (on comprend de quoi il s’agit grâce à une question de sa mère pendant un appel téléphonique.)… Je trouve juste triste qu’elle ne soit pas capable de le dire.  J’aurais aimé qu’elle le dise de vive voix un moment donné le pourquoi elle se retrouve là-bas. (Elle donne une raison à un moment donné, mais elle n’explique pas pourquoi elle fait cette quête maintenant.) Il y a des silences qu’on aime dans les films… Dans celui-ci, il y a en avait trop. Ça devenait lourd. Pour moi, le scénario tombait à plat. Et la fin, elle aurait dû se faire 2-3 scènes plus tôt. Pour moi, mon appréciation d’un film se fait souvent avec la dernière demi-heure. Si tu me perds à quelque part là-dedans, j’oublie le reste du film… C’est le cas ici. La fin, tout en silence, tellement lourd, vient gâcher le reste.

Mon verdict (et c’est rare que je dis ça) mais je ne recommande pas vraiment d’aller le voir au cinéma… Oui, la qualité et la beauté des images est impressionnante et méritent un visionnement sur grand écran. Oui, les acteurs sont excellents. Mais pour le scénario, ça ne vaut pas la peine.